Michèle Joubert & Jean-Marc Lebourg
Une héroïne ou un héros — vous choisissez.
Sans même vous en apercevoir.
Au Népal, dans la tourmente d'un séisme, Dominique Sondoba voit sa vie basculer. Un laboratoire clandestin. Une identité perdue. Une artiste qui change tout.
Elle ? Il ? Le roman ne le dit pas. C'est vous qui décidez.
Dominique Sondoba est au Népal le jour où la terre tremble. En quelques secondes, le séisme fait basculer une vie entière — et révèle des vérités que Dominique ignorait sur soi-même. Dans le chaos qui s'ensuit, un laboratoire clandestin surgit des décombres, dont les activités remettent en question tout ce que Dominique croyait savoir sur son propre passé.
C'est dans ce monde mis sens dessus dessous que se dessine une rencontre inattendue : une artiste peintre énigmatique, qui voit au-delà des apparences, qui peint l'invisible, et qui va pousser Dominique à questionner quelque chose de fondamental : qu'est-ce qui fait de nous des êtres uniques ?
Entre course-poursuite, révélations scientifiques et passion naissante, Mouvances est un roman qui ne s'arrête jamais tout à fait là où on l'attend. Un roman d'action habité par une vraie question philosophique — et par des personnages dont on n'oublie pas les visages.
Les auteurs ont volontairement écrit tout le roman sans jamais révéler le genre du personnage principal…
Afin qu'il soit celui que vous choisirez !
Un roman qui mêle action, mystère et profondeur humaine. Voici pourquoi vous ne le lâcherez pas avant la dernière page.
Un séisme, un laboratoire secret, une fuite à travers un pays en chaos — Mouvances ne laisse pas le temps de souffler. Le rythme est celui d'un film d'action, mais avec la densité d'un roman. Pour ceux qui veulent de l'aventure sans sacrifier le fond.
C'est un choix d'écriture délibéré : le genre de Dominique n'est jamais précisé. Chaque lecteur·ice est libre d'imaginer — ou pas. Une façon de questionner l'identité par le roman lui-même, avant même que l'intrigue s'en mêle. Derrière l'aventure se cache une interrogation universelle sur ce qui fait de nous des êtres uniques.
Pas de romance facile ici. La relation entre Dominique et l'artiste se construit dans la tension, le doute, les révélations. Elle arrive au bon moment — c'est-à-dire au pire. Et c'est exactement pour ça qu'elle est inoubliable.
Quelque part au Népal, dans la tourmente d'un séisme…
La capuche de mon Gore-Tex baissée jusqu'aux yeux, je marche sous un déluge de grêle mêlée de cailloux projetés par l'orage. Je dérape dans la boue, je m'accroche à n'importe quoi, je rampe. C'est une lutte sans merci pour gagner du terrain mètre par mètre jusqu'à la paroi rocheuse que je viens d'entrevoir au loin ; elle me permettra de retrouver mon chemin perdu plus bas.
Le sac à dos meurtrit mes épaules contractées. Seuls des éclairs percent la nébuleuse noire qui m'enveloppe, laissant paraître une menaçante fantasmagorie d'arbres et de rochers. Sous mes pieds la terre tremble, j'ai peur de la voir s'écarteler.
J'atteins enfin la paroi rocheuse que je touche comme une espérance, mais elle est trop glissante pour que j'y accroche mes doigts. Je dévie, je dévisse… J'embarque dans une chute qui n'en finit pas et me désarticule de choc en choc dans les rochers.
Voilà ! me dis-je comme on se dit Ça y est quand le pire arrive. Ça dure... Ça dure… Quelque chose s'échappe de moi, un bout de conscience, le sens des choses, je ne sais pas. Vient le silence.
Une disparition. Un laboratoire secret. Une seule certitude : personne ne viendra.
— Nous n'allons prévenir personne, il y a de fortes chances que votre disparition finisse par être classée dans les victimes du séisme... corps retrouvé ou non. Vous êtes ici dans mon laboratoire privé, et je vais vous garder au titre de cobaye humain pour mes travaux de recherche. Suis-je clair ?
Sidération ! Peur extrémale que j'exsude par tous les pores de la peau et dont je renifle sur moi l'odeur mauvaise. Tout finit par céder sous l'effet d'une injection qui m'endort doucement. Je me désincarne. Une affaire gravissime vient de m'arriver mais je suis trop loin de moi maintenant pour réagir.
Lorsque l'assistante revient, je ne saurais dire combien de temps s'est écoulé tant la dose d'anesthésiant a été lourde. Je comprends à son regard qu'elle a vu la peur dans mes yeux. Elle rattache mes liens sans un mot. Froide, visiblement dévouée à Stria, elle s'est verrouillée dans un silence dont elle ne se départira certainement pas.
Partager sa peau ne suffit pas. Lone veut davantage.
— Tu partages ta peau avec moi, tu partages ton cœur mais tu ne partages pas ton âme. La porte en est maintenue soigneusement fermée. Ouvre-la pour que j'y entre. Je veux être au plus sensible de toi, au plus vif, là où est ta vérité.
Je me retourne, son expression intense me saisit.
— Ne continues plus à douter de mon amour, dit-elle. J'ai une grande attirance physique pour toi et déjà cela seul pourrait suffire. Mais j'ai besoin de plus. Je te parle de ta profondeur d'âme dont tu laisses échapper parfois quelques extraits… un peu en désordre. Regarde comme la méfiance te tend, là. Tu es toujours sur le qui-vive, faisant de nos relations des challenges au lieu d'en faire des échanges.
Je me tais. Lone hésite, calcule, puis ouvre les bras avec un délicieux sourire. Je la reçois contre moi, sa chevelure parfumée balayant mon visage.
Passionnée de récits humains et d'émotions vraies, Michèle puise dans les méandres du cœur la matière de ses romans. Son écriture, directe et sensible, touche là où ça fait le plus de bien — ou le plus mal.
Architecte des histoires, Jean-Marc construit les structures narratives et accompagne chaque récit jusqu'à sa forme finale. Derrière chaque roman publié par Le passeur de rêves, il y a sa rigueur et sa passion pour les mots bien posés.
Trahie par l'homme qu'elle aime, Léna voit son monde s'effondrer. Sa quête de rédemption la pousse à s'exposer dangereusement. Un roman implacable sur les limites de l'amour et de la résilience humaine.